Le bio, bon pour la santé

Une étude menée par Nutrinet-Santé s’est intéressée au type d’aliments consommés, aux modes de production des aliments et leurs conséquences sur la santé. cette étude française s’est appuyée sur des observations sur des milliers de personnes, une première au monde.

Moins de cancers, moins de risques de surpoids ou d’obésité, moins de pesticides dans les urines : les mangeurs de bio seraient en meilleure santé.

Marie Astier de Reporterre, mai 2021

L’étude est menée par Emmanuelle Kesse-Guyot, directrice de recherche à l’Inrae et coordinatrice des recherches sur la partie bio de Nutrinet. L’équipe associe des scientifiques de l’Inrae, l’Inserm, le Cnam et l’Université Sorbonne Paris-Nord 

En 2013, un premier article confirmait l’intuition initiale : les consommateurs de bio mangent globalement mieux. Plus de fruits, de légumes, de légumes secs, de fruits à coque (noix, amandes, noisettes), d’huiles végétales, de céréales complètes ; moins de boissons sucrées et ou alcoolisées, de charcuteries, de lait et de fast-food. Ils ont des apports en oméga 3, vitamines, minéraux et fibres supérieurs. Ils ont aussi un niveau d’éducation plus élevé et plus d’activité physique. Un régime a priori bénéfique, puisque l’article signalait aussi qu’ils étaient moins nombreux à être en surpoids ou en situation d’obésité que les non-consommateurs d’aliments bios.

En 2017, l’étude montrait que les personnes qui mangent fréquemment bio, en comparaison avec celles qui n’en mangent pas, ont 23 % de risques en moins d’être en surpoids, et 31 % en moins de se retrouver en situation d’obésité.

En 2019, l’étude faisait le lien entre mangeurs bio et exposition aux pesticides. Les chercheurs ont sélectionné, parmi la cohorte, 150 gros mangeurs de bio (plus de 50% de produits bios dans leur régime) et 150 faibles mangeurs de bio (moins de 10%), ayant pour le reste des profils similaires. La concentration en pesticides a été mesurée dans leurs urines. Celle de certains organophosphorés et de pyréthrinoïdes (deux familles de pesticides) était effectivement inférieure chez les participants au régime majoritairement bio.

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